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Fantasy Décomplexée

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Premier jet vs Réécriture

Sur cette page, je te propose d’analyser le premier jet d’un extrait de mon roman Tes Yeux Océan, puis sa réécriture pour te montrer qu’un premier jet n’est pas parfait, qu’il faut revenir plusieurs fois sur son texte pour qu’il le soit.

(Si tu n’es pas familier de ce qu’est exactement un premier jet, je t’invite à aller lire cet article avant de commencer.)

Bon, ce n’est pas exactement la première version car, avant, j’avais la fâcheuse tendance de revenir en arrière de temps en temps. Mais cette version n’est pas si éloignée de la première, il y a juste un peu moins de fautes. D’ailleurs, j’ai volontairement laissé les fautes pour rester la plus réaliste possible. 

Quand tu liras la première version, tu ne verras peut-être pas les problèmes, je ferai donc quelques annotations pour t’expliquer. Mais en lisant la réécriture, tu comprendras directement quel travail a été effectué sur cette scène.

D’ailleurs, c’est la première scène de mon roman que j’ai écrite, et pourtant, j’ai décidé de la placer dans le chapitre 7 plus tard.

Au fait, interdiction de te comparer à moi !

Tous les premiers jets sont différents. Si tu trouves que ton premier jet n’est pas aussi bien écrit, c’est tout à fait normal ! J’ai écrit 31 romans avant celui-ci – mais n’en ai terminé que 9 –, à force, j’ai plus d’habitude dans mon premier coup de plume.

Mais si tu trouves que ton premier jet est mieux que le mien, alors tant mieux !

C’est parti, commençons !

Premier jet de la première scène (508 mots) du chapitre 7 : désobéissant de mon roman Tes Yeux Océan 

Installée sur le bord du lit de son fils à peine âgé de quatre ans, la femme referma le livre rempli de belles aventures qu’elle venait de terminer de lire. Le petit garçon avait les yeux qui brillaient. Tous ces gens qui faisaient le tour du monde, menaient des conquêtes et gagnaient des guerres, tout ça le fascinait. Il admirait tous ces grands conquérants qui avaient unifié des régions pour en faire un grand et majestueux pays. Mais ce qu’il aimait le plus dans ce livre, c’était les voyages. Admirer des paysages infiniment variés autour du monde. Découvrir des cultures très riches. Tout était incroyable dans le fait de voyager.

(Sur ce premier paragraphe, on peut voir que l’intention émotionnelle est là, le moment tendre mère/fils est clair. On comprend directement l’aspiration du garçon pour le voyage. Mais il y a clairement un manque d’immersion sensorielle. La scène reste plate, peu de détails visuels, gestuels, sonores. Dans ce paragraphe, j’explique beaucoup, je ne montre pas ce qu’il y a dans le livre par des images concrètes, ce n’est que de l’abstrait. Et je ne montre encore moins ce qu’il fait ressentir au garçon qui est pourtant le personnage principal du roman et dont le voyage est la plus grande passion. C’est trop générique, trop classique.)

-Je veux faire le tour du monde ! (Il n’y a aucune précision gestuelle pour une telle affirmation.)

-Ah oui ? sourit la mère. Mon rêve n’est pas bien différent du tien !

-C’est quoi ton rêve, Maman ?

-J’aimerai avoir le monde ! (Réplique un peu trop brutale, sans précision gestuelle ni de la manière dont elle parle alors que ça en aurait bien besoin. Et c’est au conditionnel, donc il y a un s à j’aimerais.)

-Mais comment c’est possible d’avoir le monde ? Il existe un sort pour ça ?

-Ahah ! C’est possible, mais pas avec un sort. Je dirai plutôt… avec une très grande armée et un tas d’alliés ! s’exclama-t-elle ses bras faisant un grand arc de cercle autour d’elle. 

-Comme les grands conquérants dans mon livre ? demanda avec enthousiasme le garçonnet. 

-Tout à fait ! confirma-t-elle avant de se gratter la nuque, gênée, et de soupirer. Mais je n’ai pas ces ressources…

(Là, on a un dialogue simple et rythmé, on comprend leur dynamique, mais leur répliques manque de naturel. Ça manque d’indications émotionnelles (nostalgie ou ambitions ?). Pas vraiment de mise en scène. Gestes, expressions, ambiance ? Transition trop rapide du rêve à la tristesse.)

La mère avait baissé la tête et dessinait sur son visage un sourire triste. Une mèche de ses longs cheveux noir tomba sur son visage. Le petite garçon, qui était couché dans son lit, se redressa et alla remettre la mèche de cheveux de sa mère derrière son oreille. (Mignon, mais il faut trouver une autre façon de l’amener.) Puis il se mit debout sur son lit, levant le poing en signe de détermination.

-J’aurai le monde pour toi, Maman !

La mère relava (releva pas relava) la tête, surprise par cette affirmation. Elle sourit une nouvelle fois et remercia son fils. Elle lui demanda de se coucher et le borda avant de l’embrasser sur le front. (Là, la transition est bien trop rapide.)

-Au fait, demain tu iras à l’école tout seul. Je ne serai pas là pour t’accompagner. J’ai une mission à accomplir très tôt demain matin.

-Tu dois encore tuer quelqu’un ? (Changement trop brutal de ton, même si c’était voulu pour choquer le lecteur. L’expression du garçon n’est même pas nuancée, ni même précisée. Bien sûr, je peux le garder comme ça pour l’effet choc, mais il faut que je justifie un minimum son manque de réaction par une petite phrase.)

-Et oui. Mais cette fois, cette personne n’est pas très loin d’ici, donc je serai de retour à temps pour venir te chercher à la sortie de l’école !

-D’accord, bonne nuit, Maman. (On passe de l’annonce du meurtre à “bonne nuit” sans plus de propos. Encore une fois, transition bâclée et toujours pas d’expression.)

-Bonne nuit mon petit Océan adoré.

Elle l’embrassa une dernière fois avant de sortir de la chambre de son fils. (La transition est trop brutale encore une fois. Et, même si on comprend l’étrange lien mère/fils qui les lie, c’est encore trop rigide dans l’exécution.) Puis elle se dirigea dans le salon. Là-bas, elle vit un homme encore une fois alcoolisé. Elle ne préta pas attention à son mari et traversa la pièce. L’homme l’interpela. (Aucune description et arrivée trop rapide.)

-Rose ! Ma Rose chérie ! Veux-tu bien m’apporter une autre bière ? J’ai peur de m’écrouler si je me lève pour aller en chercher une.

-Débrouille-toi, déchet ! cracha-t-elle avec dégout. (Exposition trop brutale du cliché de la femme qui déteste son mari parce qu’il boit. Ce n’est pas un problème d’écrire un cliché, mais ça manque d’explication ici.)

Elle se tourna, attrapa un sac et commença à le remplir d’armes. (Pas plus d’explication. Les mouvements sont réduits au minimum. Toujours pas de description du lieu, de l’ambiance. On ne voit pas comment Rose prend les armes, on ne ressent rien. Ce n’est qu’une action mécanique.)

-Ah, ça y est, la Rose de Sang part en mission d’assassinat ! 

-Oui, et d’ailleurs, quand je reviens demain, tu as intérêt à ne pas être alcoolisé !

L’homme ricana, ne pouvant rien promettre. Rose soupira avant de partir. (Pareil. On ne ressent pas vraiment ce qui se passe. Rose est énervée, mais on n’en a pas la raison. bien sûr, on imagine que c’est parce que son mari est alcoolique, mais on peut en douter car on a pas son point de vue direct alors que c’est autour d’elle que tourne la scène.)

Dans cette première version, on remarque un manque dans les émotions, dans le point de vue interne des personnages. Ils sont des étrangers pour le lecteur et le restent à la fin de la scène alors que c’est censé être la scène d’introduction de Rose. Elle est censée être dérangeante dans sa douceur et dans ses répliques. C’est le personnage le plus tordu du roman, mais la scène n’est pas spécialement marquante.

Le défi pour la réécriture, rendre la scène plus immersive, faire en sorte que cette scène, si banale soit-elle, devienne étrange, dérangeante. Il faut sentir que quelque chose cloche avec Rose. L’emprise douce de Rose doit entourer Océan.

Et puis, je sais pas si tu as remarqué, mais les tirets utilisés pour les dialogues étaient des traits d’unions (-) et non des tirets cadratin (—) comme c’est censé l’être pour la norme française.

Et tu verras aussi que le nombre de mots a doublé d’une version à l’autre. Ce n’est pas toujours le cas. La majorité du temps, le nombre de mots n’augmente pas autant. Parfois, des scènes peuvent aussi être retirées du premier jet, d’autres ajoutées.

La réécriture que tu vas lire est la première réécriture de cette scène. Parfois, il en faut plusieurs avant d’obtenir la scène parfaite. Mais celle-ci est proche de la version finale que je publierai. 

Allez, je te fais l’analyse de la réécriture !

Réécriture de la première scène (1085 mots) du chapitre 7 : désobéissant de mon roman Tes Yeux Océan 

Installée sur le bord du lit de son fils à peine âgé de six ans (Tu peux remarquer que l’âge d’Océan à changé d’une version à l’autre.), la femme, dont les lèvres recouvertes d’une teinte rouge s’étiraient légèrement (Précision de style, de couleur, d’expression, de gestuel.), referma le livre rempli de belles aventures qu’elle venait de terminer. Les yeux bleus pétillants (Précision physique qu’on n’avait pas dans la première version.) du petit garçon semblaient revenir d’un monde merveilleux qui venait de se jouer dans la pièce (Image plus poétique.). Dans la peau d’un aventurier (Du point de vue du personnage principal directement pour être plus facilement immergé dans la scène.), il avait été emporté dans un incroyable voyage en mer où il avait affronté courageusement, avec ses coéquipiers, des pirates avares d’or. Puis, il avait découvert une île habitée de majestueuses créatures, où de gigantesques plantes colorées y poussaient et où le parfum et le goût des fruits lui étaient encore inconnus. Tous les magnifiques paysages décrits dans ce livre lui étaient apparus. L’océan orangé au coucher du soleil. Les plantes phosphorescentes qui illuminaient les nuits. Les forêts pleines de dangers mais aussi de merveilles. (On vit l’aventure avec lui. On voit à travers ses sens.) Les livres qui le transportaient dans un monde qu’il ne connaissait pas – du moins pas encore –, c’était ses préférés. Et celui-ci en particulier car c’était la troisième fois que sa mère le lui lisait. (On comprend directement le côté rêveur d’Océan, sa passion pour le voyage, l’aventure et les livres alors que dans la première version ce n’était que le voyage. Et surtout, je le montre à travers son regard d’enfant.)

Un éclat de joie résonna dans la pièce. Le petit garçon avait sauté sur son lit, le point en l’air. Sa mère en fut surprise, mais elle ne put empêcher un rire tendre de sortir de sa bouche. (Gestes, actions, réactions, expressions, émotions, tout y est.)

— Je veux faire le tour du monde !

— Ah oui ? Dans ce cas, que dirais-tu de venir avec moi à l’empire de l’est le mois prochain ? (Introduction naturelle de l’univers. La complicité de la mère et du fils dans la passion du voyage. Ça montre qu’ils ont l’habitude de partir en voyage ensemble.)

— Oui ! Trop bien ! s’excita le petit en sautant dans les bras de sa mère.

Il s’installa plus confortablement sur ses genoux, la tête posée sur sa poitrine et les jambes se balançant dans le vide. La main de sa mère, sur laquelle il y avait la tête d’un serpent aux yeux rouges de tatoué – le corps s’enroulant sur le reste de son bras –, passa dans ses cheveux alors qu’il relevait la tête vers elle en lui souriant. (Action, geste, proximité naturelle mère/fils, douceur, tendresse, mais une menace subtile apparaît : le serpent sur la main qui frotte les cheveux d’Océan, métaphore de l’emprise mentale qu’elle exerce sur lui qu’on comprendra plus tard.)

— Il y a quoi là-bas ?

La mère leva son regard vers un coin de la pièce, en pleine réflexion. En attendant sa réponse, le fils lui attrapa une mèche des longs cheveux noirs pour jouer avec. Il aimait à les entortiller autour de ses doigts pour en sentir leur douceur. Il aimait aussi avoir son parfum floral sur ses mains, le soir, il avait l’impression de dormir à ses côtés. (Comme dans la première version, il touche ses cheveux, mais c’est plus naturel, c’est justifier et ça montre son attachement à sa mère, et aussi un certain calme et une délicatesse qu’on lui retrouve à l’âge adulte.)

— Il y a des montagnes très hautes, si pointues et brumeuses qu’on croirait qu’elles flottent dans le ciel. Les cours d’eau sont remplis de poissons multicolores. Il y a d’immenses marches d’escaliers sur les flancs des montagnes, mais ce n’est pas pour les monter, mais pour y planter du riz. Il y a aussi de majestueux temples rouges dans lesquels on y vénère les quatre dieux avec amour. (Là, on a une exposition subtile d’un lieu et de l’univers. Par sa description, tu as peut-être compris que l’empire de l’est était inspiré de certains pays d’asie. En plus de ça, Rose décrit l’empire de façon rêveuse, se mettant à la hauteur de son fils qui, lui aussi, très rêveur, renforçant encore leur lien pour le lecteur.) 

— T’y es déjà allée toi ?

— J’y ai vécu. C’est le pays qui m’a vu naître et grandir. (Phrase simple qui introduit les origines de Rose.)

— Mais pourquoi t’es partie ?

— Et bien, comme toi, je voulais voyager. Alors, quand j’ai eu quinze ans, je me suis rendue à la grande muraille qui séparait l’empire de l’est des régions centrales et je l’ai grimpé à la seule force de mes bras. Puis je suis partie explorer le monde. (Là, on comprend l’attrait d’Océan pour le voyage à travers sa mère. On comprend aussi que l’empire de l’est est inspiré de la Chine avec la grande muraille. Et on se rend compte que Rose n’est pas n’importe qui et qu’elle est particulièrement forte et téméraire.)

— Waw ! Trop cool ! s’écria l’enfant en s’agitant sur les jambes de sa mère. T’y es retournée depuis ?

— Mmh… non, je n’en ai plus eu l’occasion depuis. Mais j’ai reçu un ordre de mission aujourd’hui qui va nous y emmener.

— Tu dois encore tuer quelqu’un ? en déduisit l’enfant sans pour autant en être surpris. (Là, on a une introduction brutale du métier d’assassin de Rose qui surprend le lecteur. Mais c’est plus nuancé puisqu’on comprend qu’Océan trouve ça normal puisqu’il n’est pas surpris. Le lecteur en déduit naturellement qu’il a grandi là dedans en pensant que c’est normal.)

— Et oui. D’ailleurs, en parlant de mission, demain matin, tu iras à l’école tout seul. J’ai une mission à accomplir très tôt.

Le petit garçon fit mine de bouder.

— Donc tu ne seras pas là demain.

— Ma cible n’est pas très loin d’ici, je serais rentrée pour venir te chercher à la sortie de l’école.

— D’accord, accepta l’enfant en sautant des genoux de sa mère pour se mettre sous ses couvertures.

La mère déposa un baiser sur le front de son fils en le bordant.

— Je t’aime mon petit Océan adoré, murmura-t-elle au creux de l’oreille de son fils.

— Moi aussi je t’aime, maman ! sourit l’enfant.

Elle l’embrassa une dernière fois et sortit de la chambre de son fils en fermant délicatement la porte après lui avoir donné un dernier sourire tendre. Elle traversa ensuite le couloir avant de se diriger dans la pièce de vie. (La transition est bien mieux ici.) Dans l’un des fauteuils de velours devant la cheminée, un homme y était affalé, le visage rouge. Il était encore une fois alcoolisé. Les traits de la femme, pourtant l’instant d’avant si doux, se durcirent. Un dégoût profond lui tordait l’estomac en le voyant ainsi. Il y a quelques années de ça, c’était le plus bel homme et le plus charismatique qu’elle n’avait jamais rencontré. Aujourd’hui, il était gonflé par l’alcool et paresseux. (Dans ce paragraphe, la colère et le dégoût de Rose sont palpables, on est dans sa tête. La scène est bien plus approfondie et introspective.)

Elle pesta avant de se détourner de lui et de traverser la pièce vers une étagère remplie d’armes et de fioles en tout genre. Elle récupéra sur son passage un sac posé auparavant sur la table. Puis, devant l’étagère, elle prit une dague ornée du symbole de la Nuit, une tête de serpent aux yeux rouges. (Beaucoup d’éléments de décor sont présents ici en plus de comprendre d’où vient le tatouage de Rose sur son bras, c’est le symbole de la Nuit et ça semble être un élément important de l’univers.) Un carré de cuir dans lequel était plantée une multitude de petits couteaux à peine plus gros que des aiguilles fut ajouté dans le sac. Puis, devant les fioles, elle s’arrêta un instant avant d’en choisir une qui contenait un liquide bleu sombre. Avant de fermer définitivement le sac, elle se décida finalement à prendre un petit poignard en plus. Puis elle fit demi-tour sans prêter attention à son mari. Mais il avait entendu le bruit métallique des armes, alors il s’était tourné vers elle et lui souriait.

— Rose ! Comme tu es belle quand tu te prépare à tuer, ma Rose chérie ! La Rose de Sang qui part en mission d’assassinat, quel beau spectacle ! (Introduction plus claire du métier de Rose.)

— Tu veux quoi, déchet ? cracha-t-elle.

— Rien de plus qu’un sourire de ta part me comblerait de bonheur ! (Dans cette deuxième version, le mari a une personnalité autre que l’alcool, il drague sa femme pour l’amadouer.)

— Tu peux toujours rêver, souffla-t-elle en passant à côté de lui en l’ignorant.

— Une bière alors ? J’ai bien peur que si je me lève pour aller en chercher une, je ne m’écroule.

Un ricanement s’échappa du sourire acéré de Rose alors que son regard ne reflétait que la mort.

— Et puis quoi encore ?! Quand je reviendrai demain, aucune goutte d’alcool ne devra couler dans tes veines !

L’homme ricana, ne pouvant rien promettre. Rose soupira avant de se détourner pour de bon. Mais dans son regard brûlait déjà la promesse que, s’il désobéissait encore, elle n’hésiterait pas à transformer son avertissement en sentence. (Tout au long de l’interaction, on ressent bien la haine de Rose envers son mari, ce qui contraste particulièrement avec l’amour qu’elle ressent pour son fils.)

Dans cette version, on comprend tout plus facilement et surtout, les personnages sont bien moins clichés, robotisés. Tout ça, c’est en ajoutant des expressions faciales changeantes, des mouvements, des détails physiques, sensoriels ou de décor. On est dans la tête des personnages. Les dialogues sont bien plus naturels, et on a de vraies conversations, le tout donne une profondeur émotionnelle accrue à la scène, c’est bien plus immersif.

L’univers devient visible à travers plein de petits détails. Et Rose développe une vraie aura, on sait qu’elle va devenir importante et que sa présence ne va rien donner de bon pour la suite. Son contraste entre douceur et noirceur ressort vraiment mieux, plus intriguant, et pourtant, ça la rend plus humaine.

Le résultat de tout ça rend la scène plus mature, plus crédible, plus cinématographique, plus équilibrée entre violence et contexte.

Bien évidemment, je n’aurais jamais pu écrire ça du premier coup.

J’ai commencé à écrire pour que mon histoire existe et je l’ai réécrite pour qu’elle soit belle.

Alors ? Selon toi, ça vaut le coup d’écrire un premier jet sans se soucier de rien et de revenir qu’une fois avoir écrit l’intégralité du roman ?

Moi je pense que oui. J’adore la réécriture que j’ai faite de ce chapitre !

Au fait, si tu veux découvrir mon histoire, je te mets le lien Wattpad juste ici.

Et sinon, tu peux toujours me suivre sur Wattpad là.

J’espère que cette page t’as aidé à y voir plus clair sur ce qu’était vraiment un premier jet et une réécriture !

En attendant, je te souhaite une bonne lecture et une bonne écriture ! ❤️

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Suèwa

Je suis autrice de fantasy et je vais t'aider à enfin écrire la tienne !

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